En Dordogne, Pauline et Benjamin accueillent Brian dans leur Earthship de Biras. Leur projet est né après un séjour à Taos, au Nouveau-Mexique, où ils ont découvert ces maisons et la communauté qui les entoure. De retour en France, ils ont construit avec Earthship Biotecture un habitat dont les équipements demandent aussi de nouvelles habitudes.
Un voyage qui devient un projet de retour
Pauline raconte leur première semaine dans des Earthships américains. Ils ont pu séjourner dans une ancienne réalisation et en visiter d’autres. L’expérience les marque au point que l’idée d’une construction en France ne les quitte plus.
Le passage du rêve au chantier demande un terrain, un financement et un travail avec des interlocuteurs capables de relier le concept aux contraintes françaises. Leur maison n’est pas présentée comme le premier Earthship de France : Pauline cite une réalisation antérieure en Normandie.

La serre et la masse thermique fonctionnent ensemble
La visite commence par les principes du bâtiment. Le mur arrière, réalisé avec des pneus remplis de matière, participe à la masse thermique. La serre reçoit les apports solaires et constitue un espace distinct des pièces de vie.
Pauline insiste sur la manière d’ouvrir ou de fermer les portes et les trappes selon les saisons. Le confort ne dépend donc pas seulement des matériaux : il passe aussi par les usages, la ventilation et les conditions météo.

Un confort vécu, avec des variations
Le couple a choisi de ne pas installer de chauffage d’appoint au moment du reportage. Pauline raconte cependant un premier hiver moins confortable, alors que le chantier se terminait et que la maison était encore humide.
Elle décrit aussi des variations entre pièces et lors d’épisodes climatiques marqués. Ces nuances comptent : la visite ne garantit pas une température fixe toute l’année. Elle donne le retour d’expérience des habitants dans leur maison, à ce stade de son fonctionnement.
Récolter l’eau et organiser ses différents passages
La toiture collecte l’eau de pluie, stockée dans des citernes à l’arrière. Pauline présente ensuite le parcours de l’eau et la réutilisation de certaines eaux domestiques dans les espaces plantés de la serre, avant d’autres usages et le traitement extérieur.
Ce circuit est décrit pour comprendre le projet global. Il ne constitue pas une validation sanitaire des équipements ou des cultures, ni un plan d’assainissement à reproduire. Le couple raconte aussi les contraintes qui ont accompagné la réalisation de cette partie de la maison.

Des plantes à portée de main, sans autosuffisance alimentaire totale
La serre accueille des plantes utilisées au quotidien et certaines cultures qui profitent de conditions protégées. Pauline apprécie de pouvoir cueillir à l’intérieur, y compris à des périodes où le jardin extérieur offre autre chose.
Elle précise que ces récoltes ne suffisent pas à nourrir le foyer. Un potager et des arbres ont été ajoutés dehors. La production de la serre est une composante du lieu, pas la preuve d’une autonomie alimentaire complète.

Habiter la maison conduit à réinterroger ses choix
Dans l’entretien final, le couple exprime deux points de vue sur la taille de la maison : réduire la surface et le financement, ou conserver l’espace nécessaire pour accueillir des proches.
Ce désaccord paisible donne de l’épaisseur au retour d’expérience. Une réalisation peut correspondre à des valeurs tout en ouvrant de nouvelles questions une fois habitée. Le couple rappelle aussi que l’accueil et les visites demandent de l’énergie : les modalités actuelles sont à consulter auprès du lieu, sans venir à l’improviste.
Questions autour de l’Earthship de Biras
Où se trouve cette géonef ?
À Biras, en Dordogne. Pauline et Benjamin y présentent leur logement et leur expérience après la construction.
La serre suffit-elle à nourrir les habitants ?
Non. Pauline indique que ses récoltes complètent leur alimentation et qu’ils développent également des cultures à l’extérieur.
Le reportage promet-il une maison sans aucun ajustement ?
Au contraire, les habitants racontent les habitudes à acquérir, les variations de confort et les choix qu’ils réexamineraient avec le recul.
Ressources pour prolonger la visite
Earthship Biras : informations et contact pour les visites · Les reportages de L’ArchiPelle.
