On nous sature l’esprit avec le concept de « souveraineté alimentaire » comme s’il s’agissait d’un dossier technocratique ou d’une promesse électorale. Pourtant, la réalité est bien plus concrète, plus radicale : elle tient dans une simple graine. Mais attention, pas n’importe laquelle. Pour que le cycle de la vie nous appartienne vraiment, il nous faut des semences libres, biologiques et surtout reproductibles — celles que l’on peut ressemer d’année en année sans demander la permission à personne.
Pour comprendre comment on sécurise ce patrimoine vivant, j’ai quitté ma montagne pour m’immerger en Anjou, à la Ferme de Sainte-Marthe. Accueilli par Dominique et Arnaud, j’ai poussé les portes de ce sanctuaire de la biodiversité pour décortiquer l’invisible : ce voyage fascinant qui transforme une fleur fanée en un sachet de graines prêt à faire exploser de vie votre potager.



