Colombage : Nono assemble les bois de L’ArchiPelle pour préparer un doublage extérieur
Sur le chantier de L’ArchiPelle, Noël Delwick, appelé Nono, accompagne Brian dans la fabrication d’un colombage destiné à doubler un mur existant par l’extérieur. Les bois proviennent de la propriété : ils ont été abattus, écorcés puis sciés avant les scènes d’assemblage montrées dans ce reportage. Avec Sarah, stagiaire, puis d’autres participants au chantier, Nono passe du dessin de la façade à la taille des tenons, des mortaises et des chevilles. La vidéo s’arrête à une première mise en place de l’ossature. Le réglage définitif, les fixations et le remplissage restent alors à réaliser.
Un colombage de doublage, distinct d’une structure porteuse
Nono précise dès le départ la fonction de cet ouvrage. Il ne s’agit pas de construire une maison à pans de bois dont l’ossature porterait le bâtiment, mais de préparer un doublage devant un mur en maçonnerie déjà présent. Cette distinction explique les choix de dessin et de disposition qu’il commente au cours de la démonstration.
Les intervenants annoncent une épaisseur supplémentaire d’environ quinze à vingt centimètres, avec un objectif de vingt centimètres rappelé à la fin. Le remplissage végétal est évoqué comme une étape à venir. Ces intentions ne constituent pas une mesure de performance thermique du mur terminé : la vidéo porte ici sur la fabrication du colombage.
Le sujet prolonge ainsi la série du chantier sans se confondre avec l’épisode consacré au remplissage et à l’enduit. Avant de préparer un mélange, il faut dessiner, tailler et assembler les pièces qui vont en organiser la mise en place.
Composer avec les courbes des bois disponibles
La préparation commence au sol, à partir d’une lisse basse et d’une lisse haute. Les montants sont ensuite disposés en tenant compte des portes et des fenêtres. Les formes irrégulières des bois deviennent une partie du dessin de la façade. Une pièce en S, remarquée dès le sciage, trouve ainsi sa place entre deux ouvertures.
Nono ne cherche pas à effacer toutes ces courbes. Il reprend certains côtés pour obtenir des surfaces de référence aux endroits utiles, notamment près des fenêtres et des assemblages. Chaque pièce demande donc une observation et un tracé propres, plutôt qu’une répétition de cotes identiques sur des bois interchangeables.
Le travail est préparé à plat avant d’être repris au pied du mur. Les intervenants rappellent le poids de l’ensemble : la manière de l’amener et de le remettre en place fait partie de l’organisation du chantier.

Tracer les tenons à partir de l’axe de chaque pièce
Pour les assemblages, Nono montre comment retrouver le centre d’un bois irrégulier. Il mesure sa largeur, en déduit l’axe et reporte les limites du tenon de chaque côté. Le principe reste le même d’une pièce à l’autre, mais les mesures doivent être reprises puisque les sections ne sont pas toutes semblables.
La séquence suit ensuite l’enlèvement de la matière et la finition au ciseau à bois. Nono explique le rôle du plat et du biseau, ainsi que l’attention portée au sens des fibres. Les participants essaient les gestes, puis ajustent leur travail sous son regard. Le reportage rend visible cette progression, avec ses reprises et ses corrections.
Nono insiste également sur la position des mains et sur la direction de travail du tranchant. Ce passage appartient à la transmission du geste autant qu’au résultat recherché : l’assemblage ne se résume pas à la forme de la pièce une fois terminée.

Préparer les mortaises et retrouver les surfaces d’appui
Le tracé des mortaises reprend la recherche d’un axe. Nono reporte les repères, délimite la partie à enlever et montre le creusement, puis la finition au ciseau. La démonstration permet de voir comment les pièces sont adaptées l’une à l’autre malgré les courbes et les variations d’épaisseur.
La vidéo alterne des outils électriques et des opérations manuelles. Nono évoque les outils employés autrefois et compare les temps de travail avec une mortaiseuse moderne. Sur ce chantier d’apprentissage, la rapidité n’est pas le seul critère : les participants prennent le temps de comprendre l’assemblage qu’ils façonnent.
Les bois sont aussi rabotés pour retrouver leur aspect après les mois écoulés depuis leur préparation. Cette reprise de surface intervient avant la fabrication des chevilles et l’assemblage final montré dans le reportage.
Des chevilles en acacia façonnées dans le fil du bois
Pour verrouiller les assemblages, l’équipe prépare des chevilles dans un morceau d’acacia sec. Nono explique son choix en le reliant à la résistance recherchée pour la cheville. Le reportage suit les différentes étapes : écarter les extrémités fendues, préparer des surfaces planes, débiter des carrelets puis les façonner.
La cheville obtenue n’est pas un cylindre parfaitement lisse. Nono recherche une forme légèrement conique, avec des arêtes qui participent au serrage. Il souligne aussi l’importance de conserver le fil du bois dans la longueur de la pièce, plutôt que d’avoir des fibres qui en sortent sur les côtés.
Le perçage, l’introduction de la cheville au maillet et son arasement rendent ensuite concret le rôle de cette petite pièce. Le colombage montré est assemblé sans clous métalliques. Cela ne signifie pas que sa fixation future à la maçonnerie soit déjà terminée : Nono distingue bien cette première mise en place du travail restant.

Une première mise en place, avant les réglages et le remplissage
À la fin de la vidéo, le colombage est dressé devant le mur avec l’aide des personnes présentes. Nono estime à environ une semaine le travail d’assemblage mené avec cette équipe d’amateurs, sans y inclure l’abattage et le sciage. Cette estimation décrit leur chantier, pas un délai garanti pour un autre projet.
L’équipe découvre alors l’enfilade des pièces. Les décalages visibles doivent encore être réglés, et les bois fixés au mur. Le remplissage est annoncé pour un autre épisode. Cette fin provisoire permet de comprendre la succession des opérations, tout en laissant visibles les limites de ce qui a effectivement été réalisé au moment du tournage.

Que montre cet épisode du chantier ?
Il documente surtout la transformation de bois locaux et irréguliers en un colombage assemblé : dessiner avec les ressources disponibles, trouver des références de tracé, ajuster les tenons et mortaises, puis fabriquer les chevilles. Le choix de la technique reste lié au bâtiment et au contexte du chantier ; Nono rappelle lui-même qu’il existe d’autres solutions.
Pour suivre l’étape suivante, le reportage sur le remplissage et les finitions du doublage avec Nono reprend le chantier après la préparation du colombage.
Voir le reportage et poursuivre la découverte
Regarder le reportage complet sur la chaîne YouTube L’ArchiPelle et retrouver les autres rencontres dans le catalogue des reportages.
