Gagner en autonomie ne signifie pas forcément tout couper du jour au lendemain. Dans le sud du Cantal, Mathieu Foudral accueille Brian sur le lieu où il vit avec sa compagne depuis 2012. La fermette, ses bâtiments et ses plantations sont devenus un terrain d’essais. Le reportage suit une démarche qui relie les arbres, la nourriture, l’énergie et les savoir-faire.
Revenir dans une région que l’on connaît
Mathieu raconte ses attaches familiales dans le secteur et les différentes régions où il a vécu. Ce parcours lui a donné envie de revenir s’installer dans un environnement qu’il apprécie. Il ne se présente pas comme un citadin découvrant la campagne : il vient des métiers de la forêt, de la pépinière et du paysage.
Le choix de la fermette répondait à plusieurs envies : se rapprocher de l’autonomie, disposer d’un lieu accessible à son projet et pouvoir jardiner pour expérimenter. L’objectif initial n’était pas de lancer immédiatement une production commercialisée.

Rénover un lieu au fil des années
Les bâtiments existaient, mais Mathieu rappelle les travaux nécessaires. Les toitures de dépendances ont notamment dû être refaites. Le prix d’achat raconté dans la vidéo ne peut donc pas résumer à lui seul les moyens consacrés au lieu.
Le temps a permis d’étaler les interventions et de modifier les priorités. La visite montre un projet toujours en mouvement, avec des aménagements récents et des idées encore à poursuivre. L’autonomie apparaît comme une progression, plutôt que comme un état atteint une fois pour toutes.
Associer les animaux aux ressources du terrain
Mathieu présente ses poules et ses autres animaux. Leur place ne se limite pas à un produit à récolter : ils participent aussi à l’entretien de certaines zones et fournissent des matières qu’il peut utiliser au jardin.
La serre et le poulailler font partie des aménagements discutés. Mathieu raconte les travaux récents et les apports réalisés dans la serre, notamment à partir de ressources présentes sur le site. Il observe ce qu’il peut faire avec son terrain avant de chercher une solution extérieure.

Donner davantage de place aux arbres et aux vivaces
Les arbres et les arbustes occupent une place particulière dans son intérêt pour le jardin. Il cherche à comprendre les ensembles que l’on peut créer et la manière dont ils évoluent. Le potager annuel ne représente qu’une partie de sa recherche alimentaire.
Brian découvre aussi des légumes vivaces et des plantes utilisées dans la cuisine de Mathieu. Celui-ci évoque leurs périodes de production et leurs goûts. Le reportage donne à voir ses usages, sans constituer un guide d’identification des plantes sauvages.

Produire ne suffit pas : il faut aussi transformer
La discussion sur l’alimentation se prolonge vers la conservation et la préparation des récoltes. Avoir un fruit, une châtaigne ou un légume disponible à un moment donné ne résout pas toute l’organisation des repas pendant l’année.
Mathieu s’intéresse donc aux savoir-faire qui permettent d’utiliser et de conserver les productions. Cette réflexion relie le jardin à la maison et aux équipements. Elle ne se réduit pas au volume récolté : le temps de travail et l’usage réel des aliments comptent aussi.
Garder des liens tout en réduisant les dépendances
La présence d’une installation photovoltaïque ne signifie pas que la fermette est coupée du réseau électrique. Mathieu explique les choix qu’il a faits et les marges d’autonomie qu’il recherche. La résilience se distingue ici d’une promesse d’indépendance absolue.
Son projet reste également lié aux autres habitants du territoire. Il parle de ses activités pédagogiques et de la manière dont ses choix sont perçus autour de lui. La transmission fait partie de son travail, au même titre que les essais sur son lieu de vie.

Accepter le temps nécessaire et apprendre en faisant
Mathieu revient à plusieurs reprises sur la patience. Les plantations et les interactions du jardin demandent des années pour se mettre en place. Il décrit les changements observés sans les présenter comme instantanés.
Son conseil final est de ne pas rester uniquement dans la lecture et les vidéos. Les formations qu’il raconte donnent une place importante à la pratique, notamment pour la greffe. Essayer, rencontrer des difficultés et recommencer permettent de reprendre confiance dans ses capacités. Le reportage présente ainsi une démarche de résilience fondée sur l’apprentissage continu.
Repères de la rencontre
- Intervenant : Mathieu Foudral, Prise de Terre.
- Lieu : une fermette dans le sud du Cantal.
- Installation racontée : depuis 2012 avec sa compagne.
- Thèmes : arbres, vivaces, animaux, énergie et conservation des récoltes.
- Approche : expérimenter, réduire les dépendances et transmettre des savoir-faire.
- À distinguer : une recherche de résilience et une autonomie totale déconnectée des réseaux.
Retrouver Mathieu Foudral et Prise de Terre
Le site Prise de Terre est indiqué dans la description du reportage. Consultez-le pour les informations actualisées sur les activités de Mathieu. Découvrez également les autres lieux visités dans le catalogue de L’ArchiPelle.



