Dans les coteaux du Tarn, Émilie ouvre les portes d’un lieu où la maison, la serre et le jardin ont chacun leur rôle. Elle s’y est installée avec Christophe et leurs enfants en 2019, après plusieurs changements de vie. La famille a acheté un habitat déjà construit, puis développé ses propres aménagements. Une serre semi-enterrée de vingt-quatre mètres carrés occupe une place centrale dans le reportage de L’ArchiPelle. Le solaire et les choix de confort complètent la visite, tandis que les raccordements à l’électricité et à l’eau restent présents. Il s’agit d’observer une progression vers davantage de résilience, avec les ressources et les compromis de ce foyer.
Un changement de vie et un lieu déjà construit
Émilie raconte un parcours passé par la Guadeloupe, puis les Alpes, avant l’arrivée dans le Tarn. Ancienne restauratrice, elle explique avoir voulu se rapprocher de la terre et s’être formée au maraîchage. Ce cheminement précède les décisions visibles dans le jardin.
La maison n’est pas une autoconstruction réalisée par le couple. Émilie souligne le travail de l’ancien propriétaire et de l’architecte qui l’a accompagné. L’intérêt du lieu tient aussi à cette transmission : comprendre ce qui existe avant de choisir ce que l’on souhaite conserver ou transformer.

Une serre semi-enterrée de vingt-quatre mètres carrés
La serre mesure six mètres sur quatre. Le reportage montre sa structure en bois, son implantation et l’organisation des cultures à l’intérieur. Elle accueille des plantes à différents stades et permet de préparer des semis tôt dans la saison.
Émilie raconte avoir récolté des tomates cerises jusqu’en décembre et du persil pendant l’hiver. Cette serre a aussi demandé des adaptations : après une inondation la première année, la famille a installé un regard et une pompe vide-cave. Le gain de saison s’accompagne donc d’un suivi de l’eau et des conditions de culture.

Organiser le potager sur le terrain familial
La famille dispose d’environ deux mille mètres carrés de terrain. Émilie présente les cultures, les arbres et les circulations entre les différents espaces. Elle évoque aussi son apprentissage auprès d’une maraîchère et les différences entre une production professionnelle et un jardin destiné au foyer.
Le temps disponible, les méthodes de désherbage et l’organisation des semis diffèrent entre ces deux cadres. Émilie adapte ses essais à la vie familiale. Elle évoque également un verger voisin de six mille mètres carrés, qui appartient à son voisin, ainsi que les récoltes et le pressage des pommes organisés à plusieurs.

Comprendre le confort de la maison bioclimatique
Sur la façade sud, Émilie explique le rôle du débord de toit : il protège les ouvertures du soleil haut de l’été et laisse entrer le soleil plus bas de l’hiver. La famille a ajouté un store ; les bambous participent aussi à l’ombrage et sont taillés plus bas en hiver pour dégager les apports de lumière.
À l’intérieur, les murs en briques de terre crue font partie des éléments qu’Émilie associe au confort de la maison. Elle décrit son ressenti au fil des saisons, notamment la fraîcheur en été et la restitution de chaleur en hiver. Ces observations complètent la visite de l’orientation et des protections solaires.

Le solaire complète une maison encore reliée aux réseaux
Émilie annonce une installation photovoltaïque de six kilowatts-crête, composée de vingt panneaux de trois cents watts-crête. Elle explique qu’un système hybride permet de conserver le raccordement électrique. La famille choisit de garder cette possibilité, notamment pour le confort et l’organisation des usages en hiver.
La maison utilise également l’eau du réseau. Émilie présente ces raccordements comme des choix compatibles avec la recherche de résilience du foyer. Le jardin, la serre et le photovoltaïque prennent ainsi place dans un habitat qui conserve des ressources extérieures pour son fonctionnement quotidien.
Questions sur ce reportage
Émilie et Christophe ont-ils construit cette maison ?
Non. Ils l’ont achetée déjà construite. Émilie attribue sa conception à l’ancien propriétaire et à l’architecte, puis raconte les aménagements développés par la famille.
La maison est-elle totalement hors réseau ?
Non. La visite précise que les raccordements à l’électricité et à l’eau sont conservés. Le solaire participe à la recherche de résilience sans effacer ces raccordements.
Pour prolonger la rencontre
La chaîne indiquée pour suivre le projet d’Émilie · Le petit potager d’Aurélie · Le jardin et la serre de Valentin aux Jardins de la Houssaye.



