Un jardin en permaculture peut-il traverser une canicule sans difficulté ? Jérôme ne le prétend pas. Lors de la visite de L’ArchiPelle aux Jardins de la Marquise, dans le Gers, il annonce soixante-deux jours sans pluie. Certaines zones ont souffert. D’autres restent cultivées. Entre serre, mares et espaces pédagogiques, le reportage montre les choix et les limites d’un projet installé depuis plusieurs années.
Un changement de métier et de manière de jardiner
Jérôme raconte avoir travaillé longtemps dans la grande distribution avant de changer de voie. Le jardin faisait déjà partie de sa vie, mais ses pratiques étaient différentes : motoculteur, cultures répétées et recours à des produits faisaient partie de ce qu’il connaissait.
La découverte de la permaculture et une formation auprès de Damien et Marie ont accompagné sa réorientation. Il insiste sur la dimension humaine de cette rencontre autant que sur les techniques. Il situe son arrivée sur le terrain en juillet 2017.

Produire pour manger et pour apprendre
Le premier potager devait nourrir la famille et les personnes autour du lieu. Jérôme précise qu’il recherche une part d’autonomie en fruits et légumes, sans viser une autonomie totale. Ce travail de production soutient aussi un projet de jardin pédagogique.
Une association et une activité agricole coexistent dans le récit de son installation. Il parle de leurs évolutions et de la nécessité de trouver une organisation qui permette de vivre de son travail. Le projet ne se limite donc pas à la réussite d’une planche de légumes : il faut aussi accueillir, entretenir et gérer.
La serre, les variétés et les semences du lieu
Dans la serre, Jérôme présente ses tomates et les variétés qu’il conserve. L’une porte le nom de « grosse rouge de la Marquise ». Il explique qu’il s’agit de graines récupérées auprès d’un ancien, puis cultivées chez lui et nommées sur place ; il ne décrit pas une variété créée par hybridation dans le reportage.
La production de semences occupe une place importante dans son jardin. Les résultats restent liés aux conditions du lieu. Plus loin, il raconte aussi des essais de graines venues d’un autre contexte qui n’ont pas donné ce qu’il espérait chez lui.

L’eau est devenue une priorité
En arrivant, Jérôme n’avait pas suffisamment pris en compte cette ressource. Il raconte les travaux réalisés autour des mares, la remise en état d’un ancien point d’eau et la recherche des ressources présentes sur le terrain. L’accès à l’eau a changé les possibilités de culture.
Il oppose cette priorité à d’autres équipements qui lui sont souvent suggérés, comme les panneaux solaires. Au moment du tournage, les besoins électriques du lieu sont modestes ; sa difficulté principale reste l’eau. Cette hiérarchie vient de son expérience, pas d’un ordre valable pour tous les projets.
Le paillage ne remplace pas la pluie
La longue période sèche traverse toute la visite. Jérôme explique qu’il cherche à limiter l’arrosage, mais qu’il ne peut pas obtenir les mêmes récoltes en supprimant simplement les apports d’eau. Il met en garde contre l’idée que le seul mot permaculture suffirait à résoudre cette question.
Il relie les résultats au sol, au climat et à la ressource disponible. Les plantes peuvent continuer à produire dans certaines situations, avec des différences de quantité et de taille des fruits. Le reportage ne cache ni les cultures abîmées ni l’espoir de voir enfin arriver la pluie.

Transmettre par les gestes du jardin
Jérôme accueille des enfants de différents âges et des adultes dans ses ateliers. Il raconte le chemin qui mène de la petite graine à la récolte, puis à la préparation des légumes. Selon son expérience, cette participation donne envie de goûter.
Il souhaite aussi parler de l’environnement sans enfermer les enfants dans l’inquiétude. Son approche passe par des activités, des échanges simples et des observations concrètes. Le jardin sert ainsi de support à une découverte de l’alimentation et du vivant.

Construire aussi des moments de convivialité
La visite s’arrête devant un four à pizza fabriqué avec de nombreux matériaux récupérés. Jérôme raconte le temps consacré à sa réalisation et les personnes qui ont contribué à certains éléments. Cet équipement prend place dans la vie collective du lieu.
En conclusion, il continue de chercher un équilibre entre production, accueil et disponibilité. Son récit fait apparaître un jardin qui se construit par étapes, avec des réussites et des corrections. La sécheresse rappelle que cette progression reste liée aux conditions réelles du terrain.
Repères du reportage
- Lieu : les Jardins de la Marquise, dans le Gers.
- Intervenant : Jérôme, créateur du jardin présenté.
- Installation racontée : arrivée sur le terrain en juillet 2017.
- Contexte filmé : une longue période sans pluie et de fortes chaleurs.
- Activités : cultures, semences et ateliers pédagogiques.
- Limite soulignée : économiser l’eau ne signifie pas pouvoir toujours se passer d’arrosage.
Retrouver les Jardins de la Marquise
Le site des Jardins de la Marquise est indiqué dans la description du reportage ; consultez-le pour les informations pratiques actuelles. D’autres expériences de jardinage sont à découvrir dans le catalogue de L’ArchiPelle.



