Dans les Hautes-Pyrénées, Stéphane et Florence avancent vers l’autonomie
Partir d’un ancien champ de maïs pour construire une maison et planter un verger : c’est le parcours présenté par Stéphane et Florence dans les Hautes-Pyrénées. Leur habitat en ossature bois associe isolation, chauffage au bois, récupération d’eau et premiers équipements solaires. Stéphane ne décrit pas un projet achevé sur tous les plans. Il explique les solutions déjà en place et les étapes encore envisagées, tandis que le jardin garde la trace des réussites et des essais moins heureux.
Une maison isolée autour d’un cœur chaud
Stéphane raconte avoir construit lui-même la maison en recherchant une consommation de chauffage limitée. Il annonce près de vingt centimètres de laine de bois dans les murs et trente-cinq centimètres d’isolant sous les combles.
Le poêle à bois occupe une position centrale. Des pierres, un banc et le sol environnant participent au principe de cœur chaud qu’il décrit. La visite montre aussi une arrivée d’air près du poêle, pensée pour limiter son ressenti des courants d’air dans la pièce.

Récupérer l’eau et réduire les usages
Dès le chantier, Stéphane a construit une citerne annoncée à 23 m³ pour recueillir l’eau des toitures. Il présente les filtres installés sur le circuit domestique et explique que la famille utilise cette eau récupérée dans la maison.
Les toilettes sèches font partie des choix destinés à réduire les prélèvements. Lors de cette visite estivale, Stéphane montre toutefois une réserve presque vide : cette situation rappelle que l’équipement reste dépendant des précipitations et des usages de la famille.

Le solaire d’abord pour maintenir le pompage
Les coupures du réseau électrique pouvaient interrompre l’approvisionnement en eau. Pour limiter cette dépendance, Stéphane présente deux panneaux photovoltaïques, un régulateur et des batteries qui alimentent une pompe en vingt-quatre volts.
La pompe est associée à un réservoir sous pression. L’installation solaire est décrite comme évolutive : au moment du reportage, Stéphane envisage encore d’étendre les usages vers d’autres équipements et l’éclairage. Il ne présente donc pas la maison comme déjà autonome sur toute son électricité.
Un réfrigérateur qui stocke du froid
Stéphane présente aussi un réfrigérateur conçu pour fonctionner avec une alimentation solaire. Il décrit des récipients contenant de l’eau et un additif, destinés à stocker du froid à l’intérieur de l’appareil. Il s’intéresse à ce principe pour limiter le recours aux batteries électriques.
Le raccordement du réfrigérateur à son installation photovoltaïque reste toutefois une étape envisagée au moment de la visite. Stéphane souhaite faire évoluer progressivement l’équipement, en commençant par sécuriser le pompage de l’eau.

Planter le verger avant d’agrandir le potager
Sur le terrain, la priorité a été donnée aux arbres fruitiers. Stéphane évoque une soixantaine d’arbres, observe les variétés qui réussissent dans son sol argileux et compare leurs résultats avec ceux des voisins. Il cite aussi des plantations décevantes, notamment parmi les arbres à noyau.
Les haies gardent une place autour du verger, tandis que les premières cultures de légumes occupent des bacs surélevés. La visite se termine parmi les fruitiers : ce jardin raconte un apprentissage du lieu, où les choix sont repris selon les récoltes et les difficultés rencontrées.

Questions sur ce reportage
La maison est-elle déjà autonome sur toute son électricité ?
Non. Lors du reportage, Stéphane décrit le solaire comme un équipement d’abord consacré au pompage, qu’il souhaite faire évoluer vers d’autres usages.
Quelle place le verger occupe-t-il dans le projet ?
Stéphane indique avoir planté une soixantaine d’arbres fruitiers avant de développer davantage le potager. Il compare les résultats sur son terrain et observe les arbres des environs pour orienter ses choix.
Pour prolonger la rencontre
La visite originale · Chauffer et cuisiner au bois chez Brian.
