Nono expérimente un banchage isolant en fougères dans la Montagne noire

Noël Delwick présente un chantier collectif en fougères et chaux dans la Montagne noire. La préparation, le banchage et les finitions prévues permettent de comprendre cette recherche de confort avec une ressource locale. Le coût annoncé concerne les matières ; les performances et le comportement dans la durée restent à documenter.

Nono expérimente un banchage isolant en fougères dans la Montagne noire

Reportage de Brian Ejarque · L’ArchiPelle
Publié sur YouTube le 31/05/2026 · 14 min 08
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Noël Delwick présente un chantier collectif en fougères et chaux dans la Montagne noire. La préparation, le banchage et les finitions prévues permettent de comprendre cette recherche de confort avec une ressource locale. Le coût annoncé concerne les matières ; les performances et le comportement dans la durée restent à documenter.

Dans la Montagne noire, Noël Delwick, surnommé Nono, accompagne un chantier collectif de remplissage en fougères et chaux destiné à améliorer le confort d’une grange. Le reportage présente la préparation du végétal, le mélange, la pose entre des banches et le séchage prévu avant les finitions.

Le choix des fougères répond aux ressources du secteur. Elles ont été conservées à l’abri pendant environ un an et demi avant leur utilisation. Nono explique le coût des matières et l’intérêt du travail à plusieurs. La réalisation reste une expérimentation située, sans mesure certifiée de performance thermique ni recul complet sur son vieillissement.

Le remplissage isolant dans son ossature en bois
Le remplissage isolant dans son ossature en bois. Image : L’ArchiPelle.

Des fougères locales préparées à l’avance

Nono commence par expliquer pourquoi il travaille avec ces fougères. Leur abondance dans le secteur permet de chercher une réponse locale à la question du confort de la grange. Ailleurs, les ressources et les mélanges auraient pu être différents. Ici, le chantier s’organise autour de ce qui a été récolté puis conservé à l’abri.

Cette préparation longue précède les images de pose. Il a fallu disposer de place et attendre, puis réduire les végétaux en fragments. L’équipe utilise une tondeuse pour accélérer cette opération ; les échanges abordent aussi la possibilité d’un travail manuel. La ressource végétale demande donc une transformation avant d’entrer dans le mur. Les questions de poussières et de protection accompagnent sa manipulation. Les précautions évoquées pendant la rencontre ne constituent pas, à elles seules, une validation sanitaire du matériau ou de son emploi.

Le rôle du liant dans le remplissage

Nono prépare un mélange contenant de la chaux aérienne et de la chaux hydraulique, en utilisant aussi les matières dont il dispose. Le liant est réparti sur les fougères. Avec le râteau, il cherche à le faire adhérer aux fibres pour qu’elles puissent ensuite s’agglomérer dans les banches. La préparation passe ainsi d’un tas végétal à une matière que l’équipe peut déposer et travailler.

Un léger ajout de plâtre intervient également dans ce chantier. Nono l’associe à la possibilité de décoffrer rapidement, sans laisser chaque banche en place jusqu’au lendemain. Il explique son choix au moment où il le met en œuvre. La composition répond à cette matière et à cette réalisation ; elle n’est pas présentée ici comme une formule valable pour toutes les parois. Ce que l’on suit, c’est une recherche d’équilibre entre la tenue du mélange et la légèreté du remplissage.

La préparation du mélange à base de fougères
La préparation du mélange à base de fougères. Image : L’ArchiPelle.

La mise en place entre les banches

Une fois préparée, la matière arrive entre les éléments qui délimitent le remplissage. Les participants la déposent, la répartissent et la tassent. Les questions portent sur la quantité à mettre et les endroits où il faut reprendre. Nono accompagne les gestes, tandis que le chantier avance au rythme des apports et des ajustements.

Il recommande de travailler à plusieurs. La préparation et la pose peuvent alors se relayer : une personne n’a pas à interrompre chaque geste pour aller chercher la suite. L’entraide fait partie de la méthode autant que du plaisir de la journée. Les outils accélèrent certaines tâches, mais les mains restent nécessaires pour répartir correctement la matière. À mesure que le remplissage prend forme, la grange donne un cadre à l’essai. L’équipe cherche à lui apporter du confort, sans disposer à ce stade d’une mesure certifiée de performance thermique.

Le coût matière et la place de la main-d’œuvre

En fin de travail, Nono estime la surface autour d’une vingtaine de mètres carrés. Il situe le coût matière entre cinq et dix euros par mètre carré, plutôt près de cinq. Le chiffre vient de cette opération, avec des fougères déjà récoltées et séchées, peu de liant et une équipe qui a pris en charge les tâches.

Nono précise lui-même que rémunérer la main-d’œuvre changerait le bilan. Le temps consacré à la récolte, au stockage, à la fragmentation et à la pose ne disparaît pas. Le faible coût d’achat des matières prend son sens dans ce cadre collectif. On peut y voir une manière de valoriser une ressource proche, à condition de garder dans le calcul tout ce qui l’a rendue utilisable. Le chantier raconte cette économie complète, même si une partie du travail n’a pas donné lieu à une facture.

Nono devant le remplissage isolant en fougères
Nono devant le remplissage isolant en fougères. Image : L’ArchiPelle.

Séchage et finitions avant l’usage

La mise en place terminée, il reste à attendre. Nono explique que le remplissage va évacuer son humidité, blanchir et durcir. Dans les conditions de cette grange, avec l’épaisseur réalisée et la ventilation disponible, il envisage environ un mois avant de revenir faire les enduits. La météo continuera donc à participer au chantier après le départ de l’équipe.

Une trame est prévue aux jonctions avec les éléments en bois, puis l’équipe doit terminer les enduits. La paroi n’est donc pas achevée à la fin du chantier filmé. Le temps de séchage annoncé dépend de l’épaisseur, de la météo et de la ventilation de la grange. Son comportement à long terme n’est pas établi par cette seule réalisation.

Retrouver les étapes du reportage en vidéo

Les liens ouvrent la vidéo au passage concerné.

Une ressource adaptée au terrainPréparer le liantEnrober et bancherLe coût des matièresAttendre le séchage

Quelques précisions pour approfondir

Le coût annoncé comprend-il la main-d’œuvre ?

Non. Nono parle du coût matière, qu’il estime entre 5 et 10 euros par mètre carré pour ce chantier. Il précise ensuite que la rémunération de la main-d’œuvre modifierait le bilan et insiste sur l’intérêt de faire le banchage collectivement. Retrouver ce passage ↗

Peut-on poser la finition immédiatement ?

Dans le reportage, l’équipe prévoit d’abord de laisser le remplissage évacuer son humidité. Nono estime environ un mois de séchage selon l’épaisseur réalisée, la météo et la ventilation du lieu, avant de revenir aux enduits. Retrouver ce passage ↗

Auteur et provenanceBrian — L’ArchiPelle. Article fondé sur le reportage https://www.youtube.com/watch?v=s3W8NUswKYU publié le 2026-05-31. Accès public vérifié le 2026-10-13.
Les fougères ont séché à l’abri environ un an et demi.Les fougères ont séché à l’abri environ un an et demi.
Nono décrit un mélange contenant des chaux aérienne et hydraulique.Nono décrit un mélange contenant des chaux aérienne et hydraulique.
Le chantier cherche à faire adhérer le liant aux fibres.Le chantier cherche à faire adhérer le liant aux fibres.

Retrouver les personnes et lieux du reportage

Livres et ressources pour approfondir

Savoir et Savoir Faire — formations de Noël Delwick référencées dans la description ↗
Savoir et Savoir Faire

Pour poursuivre la découverte

Sources et attribution

Reportage public de Brian Ejarque, L’ArchiPelle, description et transcription française archivée. Les expériences sont attribuées aux personnes rencontrées ; le texte est une synthèse éditoriale du reportage. Accès public vérifié le 13 octobre 2026.

Réutilisation presse. Les journaux et médias peuvent reprendre les images de ce reportage dont L’ArchiPelle détient les droits pour illustrer leurs articles, à condition de créditer « Images : L’ArchiPelle » et de fournir un lien vers cette fiche, le site de L’ArchiPelle ou la chaîne YouTube de L’ArchiPelle. Cette autorisation ne couvre pas les images, musiques ou autres éléments appartenant à des tiers.

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